Shooting studio à Toulouse avec Fanny, rencontrée à La Réunion et venue passer quelques jours à Toulouse. Une séance qui n’a pas vraiment ressemblé aux autres — moins un shooting qu’une performance improvisée devant l’objectif. Top bustier noir, pantalon large terracotta, larmes de sang peintes sur le visage, et une liberté d’expression qui a donné le ton dès le premier plan. Ce qui distingue cette série, c’est l’absence totale de retenue. Fanny passe du fou rire au recueillement, du regard dur à quelque chose de presque fragile, sans transition et sans effort apparent. Les mains jouent un rôle central dans la série — jointes comme une prière, croisées en bouclier, ouvertes vers le ciel — elles disent souvent autant que le visage. Les larmes de sang peintes ne sont pas un accessoire d’Halloween : elles créent une tension entre la légèreté de certaines expressions et quelque chose de plus sombre qui affleure. La fin de série bascule vers l’expérimental — lumière rouge, visage dans le noir quasi total — comme si le shooting cherchait lui-même sa sortie. Pour voir l’album, c’est par ici!
Merci à Fanny d’être venue au studio pendant son passage à Toulouse, et d’avoir amené avec elle cette énergie particulière qu’on ne dirige pas — on l’accueille et on essaie de ne pas la rater. En post-traitement, j’ai travaillé un étalonnage chaud et contrasté sur les plans principaux pour faire dialoguer le noir du bustier, le terracotta du pantalon et la chaleur des tons chair. Les plans expérimentaux en fin de série ont été traités séparément, en poussant le rouge et en écrasant les ombres jusqu’au noir total pour renforcer le caractère de sortie de scène qu’ils avaient déjà sur le plateau.
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