Shooting studio à Toulouse avec Cécile, dans le même espace que la série réalisée avec Renaud. Même fond gris ardoise, même lumière douce — mais un résultat radicalement différent dans ce qu’il raconte. Là où les portraits de Renaud progressaient vers quelque chose de dur et de construit, ceux de Cécile restent dans un registre ouvert, changeant, naturel. Une série qui ne cherche pas à imposer une image. Ce qui rend cette série intéressante, c’est précisément ce qu’elle ne contrôle pas. Cécile passe d’un état à l’autre sans transition visible — un sourire intérieur sur un plan, les yeux mi-clos sur le suivant, puis un regard frontal presque sérieux, puis la tête qui tourne et la pensée qui part ailleurs. Le bonnet, l’écharpe, les vêtements noirs ne sont pas des accessoires de shooting, ce sont les affaires de quelqu’un qui est venu passer un moment devant l’objectif sans chercher à se transformer. C’est rare, et ça se voit. Les portraits les plus réussis de cette série sont ceux où elle ne regarde pas l’appareil — et ceux où elle le regarde droit dans les yeux sans ciller. Pour voir l’album, c’est par ici!
Merci à Cécile d’avoir joué le jeu d’une séance studio qui demande toujours un certain lâcher-prise, surtout quand on n’est pas habituée à l’exercice. En post-traitement, j’ai travaillé un étalonnage proche de celui de la série de Renaud — tons froids et gris bleutés, fond neutre préservé — pour que les deux séries puissent coexister avec une cohérence visuelle. La lumière douce a été conservée telle quelle, sans chercher à dramatiser ce qui n’avait pas besoin de l’être.
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